L’Institut Français de la Douleur au congrès EndOccitanie – côté acteur
Après une matinée « côté spectateurs », l’Institut Français de la Douleur (IFD) est passé à l’action l’après-midi dans la session « Douleur et stratégies antalgiques » consacrée au 1er recours et aux soins de support. L’objectif : montrer comment une structure douleur chronique (non spécifique, non dédiée) peut s’inscrire concrètement dans le parcours des patientes atteintes d’endométriose, notamment dans les territoires éloignés des grands centres (CHU, cliniques).
Les bases en 1er recours : l’intervention du Dr Thierry Brillac
La session a débuté avec le Dr Thierry Brillac, médecin généraliste à Toulouse, qui a posé le cadre des stratégies de prise en charge en premier recours. Il a rappelé le rôle central du généraliste dans le repérage des symptômes, l’évaluation de la douleur et la mise en route des premiers traitements antalgiques et hormonaux, en s’appuyant sur les recommandations actuelles et très récentes (CNOG, convergence PP).
Douleur et structure non dédiée : la voix de l’IFD
Dans un second temps, l’IFD est intervenu à travers la présentation du Dr Mathieu Bobet : « Comment gérer la douleur : l’exemple d’une prise en charge en structure douleur NON dédiée ». L’enjeu : montrer qu’une structure de douleur chronique, même non spécifiquement dédiée à l’endométriose, peut trouver une place modeste mais utile dans le parcours, en complément des centres de référence.
La présentation est revenue sur le rôle d’une structure douleur non dédiée : comprendre, caractériser et valider la douleur, travailler sur les mécanismes d’hypersensibilité centrale et de neuromodulation, et intégrer ces éléments dans un projet de soins réaliste pour la patiente. La salle a été particulièrement questionnante sur la TENS-thérapie (neurostimulation transcutanée) et sur les prescriptions initiales, notamment d’amitriptyline (Laroxyl), témoignant d’un réel intérêt pour ces outils de modulation de la douleur.
En conclusion, le message était volontairement nuancé : le rôle d’une structure douleur non dédiée reste modeste en volume de patientes et périphérique par rapport à la prise en charge globale, mais elle peut contribuer à diminuer le vécu douloureux et à améliorer la qualité de vie.
Une approche résolument pluridisciplinaire
Dans la continuité de cette session, les échanges ont rappelé que la douleur liée à l’endométriose ne peut pas se traiter en silo : elle nécessite une approche multi-modale et multi-disciplinaire. Pour l’IFD, cette intervention a été l’occasion de partager l’expérience de terrain et de montrer comment une structure douleur chronique non dédiée peut être utile, en soutien et sans se substituer aux centres experts, mais en ajoutant un maillon supplémentaire au réseau, particulièrement dans la ruralité.
Pour aller plus loin
Pour approfondir vos connaissances et trouver du soutien :
- Site d’Endo-Occitanie : https://www.endoccitanie.fr/
- Associations de patientes :
- EndoFrance : https://www.endofrance.org
- Info Endométriose : https://www.info-endometriose.fr
- Ressources institutionnelles :
- Haute Autorité de Santé (HAS) : https://www.has-sante.fr
- Ministère de la Santé – Endométriose : https://sante.gouv.fr
Mieux comprendre l’endométriose, c’est déjà mieux accompagner celles qui en souffrent.

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