Qu’est-ce que la radiofréquence des nerfs géniculés ?

La technique interventionnelle de la radiofréquence des nerfs géniculés, également connue sous le nom de traitement par radiofréquence des nerfs genicular (« genicular radiofrequency »), vise à atténuer la douleur au genou, en particulier pour les douleurs chroniques persistantes, y compris après une opération ou la pose d’une prothèse.

Cette méthode percutanée implique l’application d’un courant de radiofréquence contrôlé sur les nerfs géniculés, de petites ramifications articulaires chargées de transmettre la sensation de douleur autour de l’articulation du genou. En pratiquant une lésion nerveuse spécifique (ou ablation thermique), on parvient à stopper le signal de douleur sans toucher les structures majeures.

nerfs géniculés (2)

Elle est fréquemment suggérée suite à l’insuccès d’une infiltration ou lorsque l’analyses diagnostique a démontré une progression temporaire, ce qui représente un signe positif. Ce procédé de radiofréquence s’intègre dans une méthode contemporaine de gestion de la douleur, notamment chez l’individu affecté par des douleurs chroniques handicapantes.

La radiofréquence peut aussi être mise en parallèle avec la cryoneurolyse, une autre méthode qui emploie le froid pour éliminer temporairement les terminaisons nerveuses. Les résultats sont habituellement encourageants, avec une diminution notable de la douleur au genou, une amélioration de la mobilité, et un meilleur confort pour les patients qui ne peuvent pas se soumettre à une nouvelle intervention chirurgicale.

Cette procédure, qui est à la fois rapide et peu invasive, est généralement effectuée en consultation externe, sous anesthésie locale et avec l’aide de l’imagerie radiologique ou échographique. 

Elle est une alternative efficace et sécuritaire pour la douleur articulaire chronique.


Comment se déroule la radiofréquence ?

L’infiltration est le test permettant de s’assurer de la pertinence ou non de proposer la radiofréquence au niveau des nerfs géniculés (innervant les genoux).

Avant de réaliser la radiofréquence, un bloc test est souvent pratiqué. Ce test consiste en une injection de cortisone et d’un anesthésique local, sous guidage échographique, pour vérifier si le traitement pourra entraîner une réduction de la douleur. Si le bloc apporte un soulagement temporaire, cela confirme que le nerf ciblé est bien impliqué et que la procédure de radiofréquence est indiquée.

La radiofréquence est une infiltration sophistiquée pour calmer une douleur chronique, notamment au genou, en cas de gonarthrose. Elle consiste à introduire de fines aiguilles au contact des nerfs qui conduisent les signaux douloureux, pour réaliser une lésion thermique contrôlée des fibres nerveuses visées.

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Quels sont les effets de la radiofréquence ?

Suite à une procédure de radiofréquence des nerfs géniculés, on espère une réduction des symptômes comme un soulagement significatif de la douleur (qui commence souvent dès les premiers jours et s’intensifie sur plusieurs semaines, en plus d’une amélioration fonctionnelle offrant une plus grande indépendance dans la vie quotidienne.

L’efficacité est jugée sur la base de la diminution des symptômes douloureux, quantifiée à l’aide d’échelles de douleur et de fonction lors des consultations médicales. La recherche indique des taux de réussite notables, avec une baisse marquée des indices de douleur et une amélioration durable de la santé des articulations, parfois pour plusieurs mois. Un suivi rigoureux dans les semaines après l’intervention permet de surveiller de manière rapprochée la progression de la réaction au traitement.

En résumé, l’application de la radiofréquence sur les nerfs géniculés cherche à obtenir une efficacité tangible concernant l’apaisement de la douleur, l’amélioration fonctionnelle et la diminution des symptômes. Ces bénéfices sont évalués quotidiennement et renforcés sur plusieurs semaines, contribuant ainsi de manière significative à la santé globale et à la qualité de vie du patient.

Pour faire simple, la radiofréquence s’avère être une méthode efficace pour le traitement des douleurs arthrosiques chroniques du genou, en particulier lorsque les infiltrations traditionnelles ne donnent pas de résultats.


Quand utiliser la radiofréquence ?

La radiofréquence, qu’elle soit pulsée ou thermique, est utilisée pour traiter la douleur persistante du genou, surtout lorsque la prise en charge médicale traditionnelle et les infiltrations n’ont pas permis d’obtenir une amélioration notable chez les patients présentant une gonalgie secondaire à une arthrose du genou ou après une prothèse totale de genou.

Son indication repose sur un bilan initial, où l’on réalise souvent un test anesthésique (bloc-test) destiné à prédire le bénéfice du geste interventionnel. Ce test doit montrer une amélioration significative de la douleur pour considérer la radiofréquence comme option thérapeutique.

La technique, réalisée de façon percutanée, consiste à cibler les branches des nerfs géniculés responsables de la transmission du signal douloureux, guidée par imagerie, afin de provoquer une lésion thermique ou modulatoire. Cette intervention s’adresse préférentiellement aux patients dont la gonarthrose est avancée, ou qui présentent une douleur après prothèse totale de genou lorsque le traitement médical et les infiltrations échouent, ou en cas de contre-indication chirurgicale.

En résumé, la radiofréquence intervient dans la prise en charge de la douleur du genou lorsque l’indication est posée après échec du traitement médical et des infiltrations, test positif lors du bloc anesthésique, sur les branches ciblées, pour traiter la douleur de l’arthrose ou des douleurs persistantes après prothèse totale, par une approche percutanée visant à créer une lésion des nerfs géniculés et ainsi réduire la gonalgie.


Quelles sont les alternatives à la radiofréquence ?

Face à la douleur du genou, plusieurs solutions alternatives à la radiofréquence des nerfs géniculés peuvent être proposées. Une approche conservatrice inclut la kinésithérapie régulière, qui vise à améliorer la stabilité et la mobilité de l’articulation, tout en renforçant les muscles péri-articulaires ; cette démarche conservateur reste fondamentale dans la prise en charge des patients.

En parallèle, l’infiltration de corticoïdes représente une option classique pour soulager temporairement l’inflammation, tandis que l’acide hyaluronique peut être injecté pour favoriser la lubrification et la trophicité articulaire, en cas de gonarthrose modérée. La cryothérapie, qui consiste à utiliser le froid à visée antalgique, peut également être envisagée comme un complément ou comme une solution alternative mini-invasive lorsqu’un geste interventionnel est adapté.

Lorsque les traitements conservateurs n’apportent pas d’effet durable, la chirurgie (prothèse totale du genou ou ostéotomie) pourra être discutée en dernier recours. Chacune de ces alternatives (kinésithérapie, infiltration de corticoïdes, acide hyaluronique, approche conservatrice, cryothérapie ou chirurgie) s’intègre dans un algorithme de prise en charge personnalisé en fonction du profil du patient et du stade de la maladie.