La photobiomodulation utilise la lumière rouge et proche infrarouge, sans chaleur ni ultraviolets, pour stimuler le fonctionnement des cellules, améliorer la microcirculation et moduler l’inflammation et la douleur. L’Institut Français de la Douleur propose des séances de photobiomodulation corps entier, en cabine, au Centre Hospitalier de Sainte-Foy-la-Grande (près de Bergerac et Bordeaux) et, prochainement, à L’Isle-Jourdain (près de Toulouse), dans le cadre d’une prise en charge globale de la douleur chronique, en particulier de la fibromyalgie.

En pratique

  • Où : dès maintenant à Sainte-Foy-la-Grande, au Centre Hospitalier. À L’Isle-Jourdain, la cabine sera installée prochainement dans nos nouveaux locaux du centre médical rue Rosa Parks, avec le même appareil et le même protocole ; en attendant, la consultation qui pose l’indication peut déjà se faire à L’Isle-Jourdain.
  • Séance : 20 minutes allongé(e) dans la cabine, sans douleur, sans échauffement notable ; reprise immédiate des activités. Séances du lundi au vendredi de 8 h à 17 h.
  • Cure : 12 séances, à raison de 3 par semaine pendant 4 semaines, précédées d’une consultation avec un médecin de la douleur qui pose l’indication.
  • Tarif : 50 € la séance, soit 600 € la cure de 12 séances ; acte non remboursé par l’Assurance maladie ; devis remis avant la cure.
  • Rendez-vous : sur Doctolib ou au 05 64 72 04 20.

Qu’est-ce que la photobiomodulation ?

La photobiomodulation (PBM, anciennement « laser de basse intensité » ou « LLLT ») consiste à exposer les tissus à une lumière rouge (660 nm) et proche infrarouge (850 nm) de faible puissance, émise par des diodes. Les photons sont absorbés dans les mitochondries par la cytochrome c oxydase ; il en résulte une augmentation de la production d’énergie cellulaire (ATP), une libération de monoxyde d’azote qui améliore la microcirculation, et une diminution du stress oxydatif et de l’inflammation. Il ne s’agit ni d’un traitement par la chaleur ni d’un bronzage : la cabine n’émet aucun ultraviolet.

La cabine corps entier traite l’ensemble du corps en une seule séance, ce qui permet d’agir sur des douleurs diffuses — fibromyalgie, polyneuropathies, douleurs musculaires étendues — que les sondes locales ne peuvent pas couvrir.

Pour quelles douleurs ?

  • Fibromyalgie. C’est l’indication la mieux étudiée de la cabine corps entier. Dans un essai randomisé contre placebo, 12 séances en 4 semaines ont réduit la douleur et amélioré la qualité de vie, avec un effet encore présent six mois plus tard ; une étude menée dans un service de la douleur du NHS britannique retrouve des améliorations de la douleur, de la raideur, de la fatigue, du sommeil, de l’anxiété et de la concentration, maintenues à six mois. La photobiomodulation s’ajoute aux autres composantes du traitement : activité physique adaptée, éducation thérapeutique, rTMS, kétamine.
  • Douleurs neuropathiques périphériques (neuropathie diabétique, neuropathie après chimiothérapie, neuropathie des petites fibres). Les études publiées concernent des applications locales et montrent une diminution de la douleur et des symptômes ; l’exposition corps entier est proposée à l’Institut dans ce cadre, avec une évaluation systématique avant, pendant et après la cure (score DN4, intensité de la douleur).
  • Douleurs musculaires et articulaires diffuses, raideurs matinales, douleurs myofasciales ; arthrose douloureuse en complément d’une infiltration ou d’une injection de PRP.
  • Fatigue et troubles de concentration associés à la douleur chronique ou persistant après une infection (COVID long), pour lesquels des données préliminaires existent.

La photobiomodulation ne remplace pas le traitement de la cause ; son indication est posée après évaluation par un médecin de la douleur.

Le protocole de l’Institut

Nous appliquons le protocole publié dans la fibromyalgie : 12 séances de 20 minutes, 3 fois par semaine pendant 4 semaines, en cabine corps entier (lumière rouge 660 nm et proche infrarouge 850 nm, 25 J/cm²). Un bilan est réalisé après la 6e séance et à la fin de la cure, puis à trois mois. Pour les formes sévères, la cure peut être prolongée à 18 séances sur 6 semaines, sur le modèle du protocole britannique. L’intérêt de séances d’entretien est discuté au cas par cas, car il n’a pas encore été évalué dans les études.

Comment se déroule une séance ?

Vous vous allongez dans la cabine, en sous-vêtements, avec des lunettes de protection fournies. La lumière est appliquée simultanément sur tout le corps pendant 20 minutes. La séance est indolore ; une sensation de chaleur douce est possible. Vous pouvez reprendre vos activités immédiatement après, y compris conduire.

Contre-indications et précautions

  • Grossesse.
  • Cancer évolutif ou en cours de traitement, sauf avis de l’oncologue.
  • Prise d’un médicament photosensibilisant (certains antibiotiques, diurétiques, anti-inflammatoires, isotrétinoïne…).
  • Épilepsie photosensible.
  • Lésion cutanée non diagnostiquée, tatouage récent, fièvre ou infection en cours.

Signalez vos traitements et antécédents lors de la consultation.

Tarif et prise en charge

50 € la séance ; cure de 12 séances : 600 €. Les séances de photobiomodulation ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. Un devis vous est remis avant la cure ; certaines complémentaires santé participent sur présentation de la facture.

Lumière rouge, LED, luminothérapie : de quoi parle-t-on ?

La lumière rouge se rencontre aujourd’hui sous beaucoup de noms : photobiomodulation, luminothérapie rouge, LED thérapie, « red light therapy ». Le principe physique est le même, la pratique beaucoup moins.

  • La luminothérapie classique utilise une lumière blanche intense (10 000 lux) contre la dépression saisonnière et les troubles du rythme du sommeil. Elle n’agit pas sur les tissus et n’a rien à voir avec la photobiomodulation.
  • Les soins LED du visage, proposés en médecine esthétique, utilisent des panneaux de petite surface pour la peau (acné, cicatrisation, rides).
  • La cabine corps entier expose tout le corps en même temps à une lumière rouge (660 nm) et proche infrarouge (850 nm) à dose contrôlée. C’est le dispositif utilisé dans les essais sur la fibromyalgie. L’Institut utilise une cabine NovoTHOR.

À l’Institut, la séance s’inscrit dans un parcours médical : un médecin de la douleur pose l’indication en consultation, la cure fait partie d’un plan de traitement, et ses effets sont mesurés au début, à mi-cure et à la fin (douleur, sommeil, fatigue, questionnaires validés). Si la cure n’apporte rien, nous vous le disons et nous arrêtons.

Venir à vos séances depuis Toulouse, le Gers ou la Gironde

Une cure demande trois venues par semaine pendant quatre semaines : mieux vaut choisir le centre le plus proche de chez vous ou de votre travail. Les séances ont lieu du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h.

  • Près de Toulouse : L’Isle-Jourdain, à environ 35 km à l’ouest de Toulouse par la N124 (30 à 40 minutes depuis Toulouse, 25 minutes depuis Colomiers, une quarantaine de minutes depuis Auch). Ouverture prochaine : la cabine sera installée dans nos nouveaux locaux rue Rosa Parks.
  • Près de Bordeaux : Sainte-Foy-la-Grande, au Centre Hospitalier, à environ 25 minutes de Bergerac, 40 minutes de Libourne et une heure de Bordeaux. Disponible dès maintenant.

La cabine et le protocole seront identiques sur les deux sites. Pour la fibromyalgie, voir aussi notre page fibromyalgie.

Questions fréquentes sur la photobiomodulation

La photobiomodulation fait-elle mal ou chauffe-t-elle ?

Non. La lumière rouge et proche infrarouge n’émet pas d’ultraviolets et ne chauffe pas les tissus ; au plus une sensation de chaleur douce pendant les 20 minutes.

Au bout de combien de séances ressent-on un effet ?

Dans les études sur la fibromyalgie, la qualité de vie s’améliore dès la 6e séance et la douleur à la fin des 12 séances. Nous faisons le point avec vous à mi-cure.

Combien de temps dure l’effet ?

Dans l’essai de référence, la réduction de la douleur était encore présente six mois après la cure ; cela varie selon les patients et les pathologies.

Faut-il une prescription ?

Non, mais une consultation préalable avec un médecin de la douleur de l’Institut est nécessaire pour poser l’indication et vérifier l’absence de contre-indication.

Peut-on l’associer aux autres traitements ?

Oui : la photobiomodulation se combine avec les traitements médicamenteux, la kinésithérapie, la rTMS, la cure de kétamine, le TENS ou les infiltrations.

Est-ce remboursé ?

Non. La séance est facturée 50 €, la cure de 12 séances 600 € ; un devis vous est remis.

Où faire de la photobiomodulation corps entier près de Toulouse ?

La cabine de l’Institut Français de la Douleur à L’Isle-Jourdain, à 35 km à l’ouest de Toulouse par la N124, ouvrira prochainement dans nos nouveaux locaux rue Rosa Parks. En attendant, les séances ont lieu au Centre Hospitalier de Sainte-Foy-la-Grande, et la consultation qui pose l’indication peut déjà se faire à L’Isle-Jourdain.

Où faire de la photobiomodulation près de Bordeaux ou de Bergerac ?

Au Centre Hospitalier de Sainte-Foy-la-Grande, à environ 25 minutes de Bergerac et une heure de Bordeaux : la cabine y est disponible dès maintenant, avec le protocole de l’Institut.

Quelle différence entre photobiomodulation et luminothérapie ?

La luminothérapie utilise une lumière blanche intense, sans effet sur les tissus, contre la dépression saisonnière et les troubles du sommeil. La photobiomodulation utilise une lumière rouge et proche infrarouge absorbée par les cellules, qui agit sur la douleur et l’inflammation.

La lumière rouge est-elle dangereuse ?

Aux doses utilisées, la photobiomodulation est bien tolérée : pas d’ultraviolets, pas de brûlure, pas de rayonnement ionisant. Une rougeur ou une sensation de chaleur passagères sont possibles. Les yeux sont protégés par des lunettes, et certaines situations la contre-indiquent : grossesse, cancer évolutif, médicaments photosensibilisants, épilepsie photosensible.

Références

  1. Navarro-Ledesma S et al. Short-term effects of whole-body photobiomodulation on pain, quality of life and psychological factors in a population suffering from fibromyalgia: a triple-blinded randomised clinical trial. Pain Ther 2022. doi:10.1007/s40122-022-00450-5
  2. Navarro-Ledesma S et al. Outcomes of whole-body photobiomodulation on pain, quality of life, leisure physical activity, pain catastrophizing, kinesiophobia, and self-efficacy: a prospective randomized triple-blinded clinical trial with 6 months of follow-up. Front Neurosci 2024. doi:10.3389/fnins.2024.1264821
  3. Fitzmaurice BC et al. Whole-body photobiomodulation therapy for fibromyalgia: a feasibility trial. Behav Sci 2023. doi:10.3390/bs13090717
  4. Swathi GA et al. Effect of photobiomodulation on pain and quality of life in fibromyalgia syndrome: a systematic review. Lasers Med Sci 2026. doi:10.1007/s10103-026-04930-4
  5. Ferreira LMA et al. Photobiomodulation in chronic pain: a systematic review of randomized clinical trials. Front Integr Neurosci 2026. doi:10.3389/fnint.2026.1717372
  6. Effectiveness of low-power laser therapy and low-frequency ultrasound in reducing pain in patients with diabetic polyneuropathy: a randomized controlled trial. Lasers Med Sci 2025. doi:10.1007/s10103-025-04720-4
  7. Evaluating laser photobiomodulation for chemotherapy-induced peripheral neuropathy: a randomised phase II trial. Support Care Cancer 2022. doi:10.1007/s00520-022-07463-y

Vous êtes médecin ? Vous pouvez nous adresser votre patient par MSSanté ou Doctolib : consultez l’espace médecins – adresser un patient.